Quelle Présidente pour la France en 2017 ? Partie 7, conclusion : c'est l'heure d'aller voter...

L’évolution de la Vème République a accouché d’un système présidentialiste où la séparation des pouvoirs n’est plus assurée. À l’approche de l’élection présidentielle de 2017, les forces dominantes du spectre politique s’inscrivent dans la logique de cette évolution, sans égard pour les principes du régime parlementaire sur laquelle la Constitution républicaine française est initialement fondée.

Dans ces conditions, tout en préparant le long terme, il convient de sauver les meubles à court terme, de limiter la casse et de préserver la possibilité d’une réforme institutionnelle future qui endigue l’autoritarisme.

Face à l’hystérisation identitaire qui a saisi de larges franges de la société et de la classe politique, il faut privilégier, dans toutes les familles politiques, l’émergence de candidats capables de ne pas jeter de l’huile sur le feu. De contrer ceux qui, à la Trump, sont entrés dans une logique de pré-guerre civile en opposant systématiquement les communautés et groupes religieux et ethniques entre eux (tout en niant leur existence au nom de l'unité de la République, belle prouesse rhétorique !), pour mieux éviter la question sociale.

J’assume donc la position suivante : il est légitime d’aller voter à toutes les élections primaires qui nous sont proposées.

Il nous sera demandé de signer des documents affirmant notre accord avec des principes qui ne sont peut-être pas pleinement les nôtres…

Mais les candidats qui s’affrontent lors de ces scrutins respectent-ils bien les principes de la République dans laquelle ils prétendent jouer les premiers rôles ? Certains respectent-ils même les principes cités dans les documents de leur propre primaire (Nicolas Sarkozy respecte-t-il les "principes républicaine (de la droite et) du centre" ? C'est une plaisanterie.


Participer à ces élections, chacun selon sa conscience, relève d’une éthique de la responsabilité, au-delà de nos convictions idéologiques qui trouveront (peut-être) à s’exprimer lors du premier tour de l’élection présidentielle, et plus sûrement lors des élections législatives.