Quelle Présidente pour la France en 2017 ? Partie 6 : Pourquoi UNE Présidente ?

Une question affole certains lecteurs : pourquoi avoir parlé « d’une Présidente » tout au long de ce cycle de réflexion ? Serait-ce que celui qui tient la plume (moi, quoi) a une idée précise derrière la tête, un nom à proclamer ? Quelle est la femme providentielle ?
La réponse est qu’il n’y en a pas, pas plus que d’homme providentiel. Je n’ai évidemment pas écrit ces lignes pour clamer mon allégeance à telle ou telle. Voici pourquoi j’ai parlé au féminin :

  • D’une part, la prochaine personne titulaire du poste sera soit un Président, soit une Présidente. C’est une certitude, liée à l’usage pour encore obligatoire de la catégorie improprement dénommée « sexe »[1] dans l’état civil des personnes physiques.
  • D’autre part, ce cycle se concentre sur les dysfonctionnements du régime actuel. Il n’a pas pour objectif d’aborder le fond des programmes politiques, il est resté muet sur les très nécessaires actions à renforcer pour détruire les stéréotypes et inégalités basés sur le genre, l’orientation sexuelle, l’identité de genre. Muet aussi, d’ailleurs, sur bien d’autres stigmatisations, à commencer par l’origine ethnique et les convictions religieuses ou philosophiques, dont une bonne partie de la classe politique joue aujourd’hui d’une manière incendiaire. C'est une petite frustration pour moi !
En attendant une prochaine contribution à ce sujet, avouons-le : l’usage féminin est donc une manière de ne pas faire totalement disparaître ces questions, plus que jamais pertinentes.


Dans la réalité, la prochaine Présidente peut parfaitement être un Président. Par exemple, un homme trans.




[1] Puisque la loi française permet désormais très explicitement de changer cette mention sans intervention médicale, il est évident que le mot exact serait genre, puisqu’on peut avoir des femmes dotées d’un appareil génital et de caractères sexuels « masculins », et des hommes dotées d’un appareil génital et de caractères sexuels « féminins ».