Quelle Présidente pour la France en 2017 ? Partie 1, propos introductif

En amont de chaque élection présidentielle, la vie politique semble s’arrêter, du moins pour ce qui concerne la prise de décision et la mise en œuvre d’orientations politiques cohérentes et suivies. Pendant des mois, le débat public se focalise sur le choix des personnes.

L’auteur de cet article a un long passé de militant au sein d’un parti. Il est très mal à l’aise. Les partis ont une vie, leurs militants contribuent, mois après mois, à l’élaboration, l’amendement et l’approbation de programmes politiques. Ils y passent du temps, réfléchissent, argumentent, convainquent parfois. Tout cela en vain, dès lors que le choix d’une personnalité finit par prendre le dessus et sature l’espace médiatique.

Dans le système de la Vème République, une progression s’est faite :

  • 1958 : un rôle renforcé donné au Président. 
  • 1962 : son élection au suffrage universel direct, devenue l’élection reine. 
  • Les décennies passant, ce biais se renforce, et la participation électorale baisse partout, sauf pour ce seul choix de personne. 
  • 2000 : le quinquennat, voté par une minorité de français dans un référendum joué sur l’idée floue modernité.
  • Puis 2002 : le choix d’un calendrier électoral privilégiant la présidentielle au détriment des législatives.
Depuis : une passion, une participation et une personnalisation soutenue pour la première élection. Mais une abstention sans cesse croissante pour la seconde, qui se résume à la validation de la présidentielle par des majorités absolues, rendues possibles par un mode de scrutin peu représentatif.

L’instauration de primaires par les partis de gouvernement, en 2006 et 2011 pour le PS, puis en 2016 pour l’UMP, renforce cette tendance de long terme.

Les options présentées dans la petite série d’articles que j'ouvre ici sont fondées sur une analyse et des convictions institutionnelles clairement parlementaristes et revendiquées comme telles. Il ne s’agit donc pas de faire l’unanimité. Il s’agit de souligner les dangers du système actuel et de ses dérives, d’envisager des perspectives de moyen et long terme. Enfin, à court terme, d’essayer d’en déduire ce qui peut faire sens pour préparer les choix électoraux de 2017.


Alors : quelle Présidente ?