Vivre ensemble : l'accueil des réfugiés, une fierté pour Saint-Gilles

Année après année, la Belgique s'affirme comme l'un des pays européens les plus accueillants pour les demandeurs d'asile fuyant leurs pays à cause de guerres ou d'autres persécutions. Au fil des rencontres, rue après rue, le candidat que je suis constate toutes les semaines que Saint-Gilles peut s'enorgueillir d'être un lieu d'accueil où de nombreux réfugiés se réinventent, avec énergie et succès, une vie. Une vie parfois difficile, mais souvent aussi pleine d'opportunités, d'activités et de succès admirables.

Tous les Saint-Gillois savent par exemple l'importance de la communauté espagnole et de certaines communautés latino-américaines arrivées au temps des dictatures (par exemple le franquisme et le Chili de Pinochet). Chacun sait aussi le succès de leur intégration, avec des success stories savoureuses comme celle du restaurant chilien La Araucana, rue de l'Hôtel des Monnaies.

D'autres communautés sont arrivées plus récemment. Ainsi, j'ai rencontré la semaine dernière, près de la Barrière, un Saint-Gillois arrivé de Macédoine à la suite de la guerre civile qui a déchiré son pays en 2001. Parlant un français quasiment sans accent, il m'avoua toutefois être plus à l'aise en néerlandais, ayant dû travailler dans cette langue depuis son arrivée. Exemplaire. De quoi rendre modeste le Français que je suis, qui ne peux pas encore en dire autant quelques années après mon arrivée en Belgique !

Il y a quelques jours, c'est une autre rencontre dans le quartier du Parvis qui m'a mis en présence d'une élégante et dynamique jeune femme d'origine congolaise, réfugiée plus récemment, et qui m'a ouvert sa porte avec son enfant au bras.

Ces anecdotes ne sont pas anodines. Comme d'autres Saint-Gillois, les bénéficiaires du statut de réfugié en Belgique s'intègrent et réussissent aussi grâce aux politiques de la Commune pour le vivre ensemble. Citons le Contrat communal de cohésion social, qui permet d'assurer sur le long terme des actions comme l'Ecole des devoirs pour les enfants, mais aussi les Cours de promotion sociale pour les adultes (y compris pour l'alphabétisation et l'apprentissage des langues nationales belges et de l'anglais). Des compétences ensuite mises au service de notre société !

Des efforts à poursuivre et amplifier, car ils le valent bien.

Joël Le Déroff, 26ème sur la Liste du Bourgmestre